COP25 : une conférence sur le climat à oublier

Credit Photo: CCNUCC

Après deux semaines de travail, la COP 25 n’a enregistré aucune avancée sensible, et ce surplace est inquiétant. Le risque est aussi que ces grands-messes finissent par être contre-productives : faute de résultats tangibles, le piège du fatalisme n’est jamais loin. Ce qui serait pire que tout.

Une COP pour rien, ou presque. Durant deux semaines, la 25e conférence des Nations unies sur le climat (COP25), qui s’est achevée à Madrid dimanche 15 décembre, a accueilli les témoignages de jeunes du monde entier, inquiets pour leur futur. Les petits Etats insulaires menacés de disparition par l’élévation du niveau des océans ont fait part de leur détresse. Les peuples indigènes amazoniens, victimes de la déforestation, ont alerté sur leur vulnérabilité. Des rapports d’éminents scientifiques sont venus confirmer la fonte irréversible des glaciers si rien ne change. Mais, à l’heure des décisions, ce sommet sur le climat a donné un désolant spectacle d’inaction.

Symbole de cette impuissance, la COP25 s’est terminée dans la douleur, avec quarante-deux heures de retard, laissant le sentiment que la communauté internationale est incapable de se hisser à la hauteur des enjeux, avec des Etats empêtrés dans des querelles sans fin, des marchandages constants, des reculs et des remises en question de l’état de la science.

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