Selon le FMI, le climat est le plus grand risque auquel le monde est confronté

Le Fonds monétaire international (FMI) consacre le numéro du mois de décembre de Finance & Développement, sa publication trimestrielle, au changement climatique en écho à la COP25 qui se déroule à Madrid du 2 au 13 décembre 2019. Dans ce numéro, les contributeurs examinent l’impact économique et financier des choix de politique climatique et proposent des solutions concrètes offrant des opportunités de croissance, tirées par l’innovation technologique, les investissements durables et un secteur privé dynamique.

« Tout le monde parle de la météo, mais personne ne fait rien à ce sujet. » La phrase, attribuée à l’humoriste américain du 19ème siècle, Mark Twain, pourrait décrire l’état actuel des choses sur le changement climatique. À l’époque de Twain, il était absurde de supposer que les hommes pouvaient faire quelque chose pour le climat.

Aujourd’hui, nous comprenons que nous le pouvons et nous le devons.

Les changements climatiques, causés en grande partie par l’homme, entraînent une élévation du niveau de la mer, des températures extrêmes et des tempêtes plus fréquentes et plus rudes. Celles-ci menacent de déplacer des vies, des moyens de subsistance et des communautés, avec des conséquences économiques évidentes, souvent à un prix élevé, dans le monde entier.

En termes simples, le climat est le plus grand risque auquel le monde est confronté. Que pouvons-nous faire pour passer du discours à l’action?

Pour la Directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, s’attaquer au changement climatique nécessite non seulement d’atténuer les dommages, mais également de s’adapter à l’avenir. Cela signifie une tarification du risque et des incitations à l’investissement vert.

Abondant pour une nouvelle économie climatique, les contributeurs de cette revue au fil des pages soutiennent différentes thèses.  À long terme, par exemple, les coûts de l’action pour le climat pourraient être moins élevés que nous le pensons. Des taxes agressives sur le carbone aideraient les différents pays à atteindre leurs objectifs de réduction des émissions et à intensifier leurs actions au niveau mondial. La mobilisation de ressources financières peut ouvrir d’énormes opportunités, allant de la transformation de l’énergie à la réinvention des protéines. Enfin, d’autres chercheurs ont expliqué comment la sauvegarde des baleines pouvait contribuer à sauver la planète.

Dans cette crise partagée, chacun a la responsabilité d’agir. En fin de compte, le sort du monde et celle des générations futures dépendent de l’ambition et de l’urgence avec lesquelles les dirigeants collaborent pour faire face à la crise climatique mondiale actuelle.

Mais il y a de l’espoir. Les jeunes d’aujourd’hui, comme Greta Thunberg et d’autres, rappellent à quel point un être humain est capable de refaire le monde. C’est leur avenir en jeu.

Source : blog du FMI