Face à la menace d’extinction d’espèces sauvages, les pays conviennent d’une protection renforcée

Banque mondiale/Arne Hoel Un éléphant dans la nature sauvage du Ghana, 28 novembre 2006.

Alors que la faune et la flore sauvage sont menacées d’une « crise d’extinction », des pays du monde entier ont convenu d’un renforcement des mesures de protection et d’un commerce plus durable des animaux et des plantes à travers le monde, à l’issue d’une réunion qui s’est achevée mercredi à Genève.

Lors de sa conférence triennale, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), soutenue par les Nations unies, a révisé les règles commerciales applicables à des dizaines d’espèces anéanties par un commerce non durable lié à la surexploitation, à la surpêche et à la sur-chasse.

Dans ses observations finales, la Secrétaire générale de la CITES, Ivonne Higuero, s’est félicitée du fait que les signataires de la Convention avaient soutenu un commerce d’espèces sauvages « durable, légal et traçable ».

Elle a également mis en garde contre la complaisance face au trafic illicite lié aux gangs criminels opérant en ligne.

« L’humanité doit réagir à la crise d’extinction croissante en transformant notre façon de gérer les plantes et les animaux sauvages du monde. Continuer comme d’habitude n’est plus une option », a-t-elle déclaré.

Parmi les décisions prises lors de la conférence, les parties à la CITES ont exhorté le Mexique à utiliser sa marine pour empêcher les navires de pêche d’entrer dans un refuge pour le marsouin du golfe de Californie, qui est menacé d’extinction.

Reconnaissant que les girafes courent un risque encore plus grand que les éléphants, avec des populations tombant à « quelques dizaines de milliers » en raison de l’habitat et d’autres pressions, la conférence a convenu que cet animal serait menacé d’extinction si son commerce n’est pas strictement contrôlé. Lire la suite https://news.un.org/fr/story/2019/08/1050481)