Les problèmes environnementaux en Haïti et la coopération internationale

La chronique d’Haïti Climat

L’environnement est un tout. Quand ça va mal en Haïti, cela doit inquiéter nos voisins, voire le monde. Les conséquences de la dégradation environnementale dépassent les frontières. Voilà pourquoi les pays ont intérêt à établir des coopérations en vue de corriger ce qui peut l’être.

Les Nations unies, à travers les conférences des partis (COP, en anglais), créent des couloirs de discussion entre les pays sur les problèmes environnementaux. Dommage que les conférences se multiplient et que les résultats se font attendre. Si les résultats ne sont pas encore à la hauteur des espérances en dépit de toutes les discussions déjà entamées, il y a une bonne raison à cela : l’économie d’abord, l’environnement après.

Les petits pays comme Haïti sont les premières victimes de cette formule des pays riches qui limite la lutte contre le changement climatique. Il est évident qu’un petit pays comme Haïti ne peut pas à lui seul changer le cours de l’histoire. Autrement dit, Haïti ne pourra pas à lui seul porter les pays riches, les plus grands pollueurs de la planète, à changer d’attitude, ni lutter à lui seul contre les effets du changement climatique. Voilà pourquoi nous devons nous associer avec d’autres pays qui nous ressemblent soit sur le plan économique, soit de par notre position géographique pour défendre nos droits ou encore saisir les opportunités qu’offrent les efforts d’adaptation au changement climatique.

Il y a une autre échelle dans la coopération internationale. C’est le partenariat avec les organismes internationaux évoluant dans le domaine de l’environnement, notamment le changement climatique. Suite aux différentes conférences internationales sur l’environnement, les pays riches ont décidé de créer des fonds verts – les pollueurs – en vue d’aider les petits pays – les victimes – à faire face aux aléas climatiques. S’il est vrai que toutes les promesses n’ont pas été jusqu’ici tenues, il faut aussi reconnaître que les pays « bénéficiaires » ne sont pas toujours armés techniquement pour accéder aux fonds. Voilà pourquoi, dans le cas d’Haïti, des partenariats avec les organismes internationaux s’imposent.

Pour sa 11e édition, l’émission Haïti Climat diffusée le jeudi 22 août 2019 sur Magik 9 a accueilli la directrice de l’Agence Française de Développement (AFD) en Haïti, Anna Lipchitz, et Nadia Lochard, coordonnatrice du dispositif R2D2, pour débattre le thème suivant : « Comment la coopération internationale peut-elle aider Haïti à apporter des Réponses efficaces aux Risques pour un Développement Durable ? »

Dans cette émission, on a parlé de ce fonds de contingence soutenu par l’AFD et piloté par ITECA et 3 autres organismes de la société civile telles ADEMA, CONCERT ACTION et VETERIMED en vue de renforcer la coordination, en interne comme en externe, de la société civile haïtienne en matière de gestion des risques et désastres (GRD).

L’émission est disponible sur le lien : http://haiticlimat.com/index.php/2019/08/21/5116/

Retrouvez cette chronique dans sa version originale en cliquant sur le lien suivant  

Action pour le Climat l’Environnement et le Développement Durable (ACLEDD)

acledd21@gmail.com