ANAP veut protéger les espèces endémiques en Haïti

La direction  générale de l’Agence Nationale des Aires Protégées  (ANAP) a procédé le vendredi 26 juillet à Tabarre, à  la présentation de son site  web et les dispositions relatives  à la protection  des animaux et à la valorisation de la biodiversité en Haïti.

Plusieurs cadres de l’Agence Nationale des Aires Protégées  (ANAP) et des représentants d’organismes de la société civile ont pris part  à la présentation du site web de l’ANAP et les mesures prisent par l’institution pour protéger la flore et la faune haïtienne dans les locaux de l’institution.

Pour le directeur général de l’ANAP, Jeantel Joseph, ces mesures ont été prises par l’institution pour renforcer et pour protéger la biodiversité en Haïti. « Ces mesures adoptées par l’ANAP visent à protéger les forêts, […] l’interdiction de commercialisation des produits en plastiques sur l’ensemble du territoire, ainsi qu’une série d’autres mesures permettant de protéger les espèces en voie de disparition telles que la tortue, le perroquet », a-t-il informé.

Jeantel Joseph en a profité pour présenter le site web de l’Agence Nationale des Aires Protégées (ANAP) qui, selon lui, contient toutes les informations sur l’environnement en Haïti. Et, il est à la portée de tout le monde qui s’y intéresse : « Ce site web constitue un portail d’informations sur les aires protégées et sur la surveillance environnementale », a-t-il indiqué.

Le directeur de l’ANAP, Jeantel Joseph encourage la population à respecter les lois qui régissent la chasse et le commerce de certaines espèces menacées. « Il est interdit sur tout le territoire national de procéder, sauf autorisation expresse, à la chasse et à la vente des reptiles, des oiseaux, des mammifères et d’autres animaux considérés comme des espèces menacées ou en extinction », peut-on lire dans le communiqué de l’ANAP datant du 15 juillet 2019.

Par ailleurs, le numéro un de l’ANAP a rappelé les lois en vigueur qui protègent les espèces marines, aquatiques et les volailles en soulignant le code rural de François Duvalier en son article 88. « Il est interdit de laisser vaquer librement les animaux dans les villes et bourgs, sur les routes, les savanes, dans les zones réservées et les forets ou de les garder àla longe le long des routes, chemins sentiers et voies ferrées », stipule l’article en question. Sans oublier le décret du 26 janvier 2006 ainsi que la convention de Washington protégeant la flore et la faune haïtienne.

A noter qu’un délai de huit jours (du 15 juillet au 22 juillet2019) calendaires est accordé par l’ANAP à tous ceux et celles qui retiennent en captivité des animaux dont leurs espèces sont menacées, y compris les oiseaux, pour les libérer.

Kenson Cyle