Tenue de la 2e édition du Salon de l’écologie d’Haïti au Centre culturel Brésil-Haïti

C’est au Centre culturel Brésil-Haïti que s’est tenue les 4 et 5 juin 2019 la deuxième édition du Salon de l’écologie d’Haïti autour du thème : « produire sain pour vivre mieux ». Débats, tournage de documentaire et exposition des produits locaux, ont été les principales activités de l’événement.

Pour la première journée du salon, une cinquantaine de personnes ont effectué le déplacement pour assister à deux conférences. La première a été présentée par Arnold Marcelin sur le thème : « le territoire haïtien, quelle approche pour la souveraineté nationale ? ».  Le conférencier a d’entrée de jeu  posé le problème de l’évaluation de l’espace maritime d’Haïti. « Le pays contient  1500 km2 de côtes », a-t-il affirmé, rappelant que les deux seuls instruments légaux dans le domaine de l’environnement est le plan d’action qui a été élaboré en 1999 et la loi-cadre sur la gestion de l’environnement en 2006.

L’autre panel était constitué de Dimitri Norris, Anel Dorlean et Joes Merat Pierre. Ils intervenaient sur le thème : « produire sainement et durablement, le défi du temps ! ». La question de natalité a été au centre des débats. De l’avis de l’un des intervenants, l’Etat n’est pas obligé d’appliquer une politique de natalité stricte. « Il n’a qu’à inciter les femmes à faire beaucoup plus d’études et elles auront beaucoup moins d’enfant », a-t-il dit. Un autre intervenant a contre-attaqué en prenant l’exemple de l’Etat chinois qui a appliqué la politique de l’enfant unique.

Le dernier jour, il y a eu trois conférence-débats portant notamment  sur l’économie verte, les ressources naturelles, l’agroéconomie. Mis à part les conférences débats, une dizaine d’artisans exposait  leurs produits dans la cour du Centre culturel Brésil-Haïti.

L’initiative du salon de l’écologie d’Haïti, selon Lovely Norvilus, manager au sein de l’équipe, a été mise en place dans le souci de créer un espace de débat, de  rencontre avec toutes les générations pour discuter autour des problèmes environnementaux. L’objectif est donc de créer une masse critique de personnes bien formées sur la question de l’écologie en Haïti. La jeune militante dit constater qu’il n’y a « pas vraiment une conscience citoyenne éveillée sur la situation écologique, environnementale et développement durable ». Lovely Norvilus souhaite que les autorités étatiques élaborent une politique environnementale. Elle espère aussi que des partis politiques comme des élus portent les revendications liées à l’environnement.

Israël JEUNE