Les amères répercussions des produits en “Stryrofoam”

L’écorchure, graduellement, devient plus qu’une grave blessure. 29 janvier 2018, une note paraphée des ministres de l’Environnement (ME), de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP), de l’Économie et des Finances (MEF), du Commerce et de l’Industrie (MCI), remettant en mémoire l’arrêté du 10 juillet 2013 stipulant que tout produit, sous quelque composition que ce soit, des sacs en polyéthylène et objets en polystyrène expansé (PSE ou PS ou styrofoam)à usage alimentaire unique, tels que, barquettes, bouteilles, sachets, gobelets et assiettes ont été relégué sur le banc de l’interdiction d’utilisation ou de commercialisation. Sept mois après, l’effet de cette communiquée est mineur. Les égouts, les ravines, l’environnement puent des conséquences désastreuses. La pratique est excessive.

Comme à l’accoutumée, les décisions sur les problèmes récurrents dans le pays sont toujours tardives. L’inquiétude ne résulte guère dans la prise de ces résolutions mais plutôt dans l’efficacité voire même dans l’application stricte. Partout à travers les dix départements géographiques, un constat indéniable surgisse à la surface. L’insalubrité est en majeure partie due à l’utilisation des produits en polyéthylène et objets en polystyrène expansé (PSE ou PS ou styrofoam). La fraction de la consommation de ces produits cancérigènes augmente de volume. Les bars, les restaurants mobiles, les marchands d’eaux et de jus et autres participent à l’autodestruction. Subséquent à l’avis du 29 janvier dernier, de nombreuses dispositions s’annonçaient payantes pour le stricte respect de ces mesures ô combien utile à l’environnement haïtien. Le gouvernement avait, selon l’arrêté, décrété la permanence pour éradiquer les problèmes posés par la présences de ces produits. En ce sens, des escouades spécialisées allaient être éployées dans toutes les villes pour consacrer minutieusement à une surveillance de haut dimension pouvant garantir un respect total de l’avertissement. De plus, l’administration publique avait été aussi frappée par l’effet .

Le polystyrène un danger permanent

Le «Styrofoam» est fondamentalement un nom de marque pour un matériau appelé «polystyrène». Ce «polystyrène» est infiltré avec des gaz (qui sont connus pour faire disparaître l’ozone) pour créer un matière appelé «mousse de polystyrène» qui est utilisé dans les emballages alimentaires (yaourts, barquettes…), couverts jetables, plats à emporter et les plateaux de viande de supermarché. Vu le malheur portant par la consommation de ces produits, plusieurs études ont été effectuées. En 1986, une enquête nationale sur les tissus adipeux humains de (l’Agence pour la protection de l’environnement) avait recueilli de nombreux échantillons de tissus adipeux humains. Il a découvert des résidus de styrène dans tous les échantillons. Le fait surprenant est que le styrène issu de l’emballage alimentaire peut déplacer vers le corps humain a d’abord été découvert en 1973. Le pire a été loin d’être cette révélation. En 1988, Foundation for Advancements in Science and Education avait publié un sondage qui a trouvé du styrène (une molécule de polystyrène) présent dans le tissu adipeux humain. On a découvert que le styrène peut provoquer des symptômes neurotoxiques assez graves.

“L’éxorbitante Consommation” tendue vers l’infinie

Sept mois et quelques jours après la note du 29 janvier 2018, l’aboutissement n’est autre que les canaux, les égouts, les poubelles qui déversent en grande quantité, des assiettes, des sachets, des gobelets, et divers produits en “styrofoam” déjà utilisés. Coutumier, au delà des auberges, ou des restaurants de première classe, ou des bars moyens, ils existe certains lieux, surtout dans différents coins de la capitale où la classe aisée peut se nourrir grâce une maigre facture qui ne dépasse pas souvent 125 gourdes. À moyen réduit, à situation adaptée. Où sont passés ces brigades spécialisées? Les restos qui vendent ces plats dénommés “Chen janbe” n’ont pas un espace fixe, sur le trottoir, non loin des institutions privées ou publiques, se logent ces routiers. L’utilisation de ces assiettes, des fois, devient plus qu’un impératif pour eux affirme une quadragénaire qui excelle depuis plus d’une décennie dans ce domaine <<La volonté de rompre à cette pratique est là, mais on ne sais comment convaincre un client complexé à utiliser une assiette desservant plusieurs acheteurs alors que chez lui, il a ses effets personnels >>. Retrouvant face a ce dilemme,  la majorité se trouve dans l’obligation d’importer plusieurs paquets en terre voisine.

L’environnement haïtien percuté

Le styrène a des effets néfastes sur l’environnement aussi. Et le plus désagréable de ceux-ci est le fait que le styrène prend environ 500 ans pour se décomposer. Une grande partie de l’emballage alimentaire que nous utilisons aujourd’hui pourrait être jetable, mais pas décomposable. Au moins pas avant un autre demi-millénaire.
Lorsque les déchets de polystyrène meurent dans les cours d’eau et les ruisseaux pour fusionner avec les mers et les océans, il risque de tuer la vie marine. D’autre part, le simple processus de fabrication de polystyrène pollue l’air dans une très large mesure. La situation est alarmante, le pays se porte bien que lorsque le temps est demoiselle. Les ravines, les égouts, l’environnement même pleurent du désastre causé par l’utilisation des”Styrofoam” .

Cette dépêche est réalisée dans le cadre d’un programme de stage offert par ACLEDD à des étudiants finissants en journalisme et en communication en partenariat avec la FOKAL et Internews.

Orvil Henrique

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